Après ses études à Paris VIII, Valérie Vrel a débuté sa carrière comme photographe backstage sur les défilés de mode. Au sein de studios spécialisés dans le prêt-à-porter,
elle officie également comme responsable editing et arpente l’envers des podiums pour des magazines tels que Elle et Marie-Claire, International.
En parallèle, elle réalise reportages et portraits pour un site spécialisé en sports urbains, dont l’environnement rédactionnel correspond davantage à sa démarche photographique :
le rapport de l’homme à son territoire. Ainsi, c’est dans la pratique de la photographie d’architecture et de chantiers (Dumez, Bouygues et pour GDLN à Pantin),
ou encore dans une collaboration avec la RATP, qu’elle associe expériences professionnelles et aspirations personnelles. De la même manière elle s’implique dans l’opération « Bus Attitude » -pédagogie dans le transport en commun initiée par la RATP-
en réalisant des portraits d’enfants et d’adolescents dans les clubs de foot amateur des portes de Paris. Un travail qui contribuera à l’installation d’une charte du comportement citoyen dans les transports en Ile-de-France.
A travers ses expériences, se constitue peu à peu le socle de son rapport aux territoires urbains. Valérie Vrel questionne par la photographie sur la place de l’individu dans une agglomération en devenir :
les lisières, interstices, zones en chantier sont autant de territoires qui lui permettent de mettre en scène l’individu dans un environnement qui lui aussi est « mutant », mouvant. Un travail poursuivi jusqu’à Montréal, durant l’hiver 2005, ou pendant près de 6 mois , elle réalise une étude graphique, sur le fonctionnement d’un territoire urbain dense, dans des conditions climatiques extrêmes. Comme une évidence c’est vers la zone d’activité industrielle du port qu’elle se dirige, à la rencontre des dockers de Montréal.
L’aventure humaine qui s’engage alors avec le « syndicat des débardeurs » donnera naissance à une série très graphique " Center Of Gravity" sur le quotidien de ses hommes et femmes, sur les quais de débarquage du premier port marchand d’Amérique du Nord. Ce travail a fait l’objet d’une exposition lors de la rencontre internationale des dockers de 2006, au Palais des congrès de Montréal.
Peu après son arrivée à Marseille, fin 2005, Valérie Vrel anime des ateliers « Journalisme » au sein de deux écoles primaires des quartiers Nord ainsi que l’école Bacchas, pour La Provence. En poste dans ce quotidien, en charge de la structure du journal pendant 8 ans, elle poursuit néanmoins son activité d’auteur-photographe, et réalise plusieurs série de reportages dont un sur la Maternité de la Belle-de-Mai, sur La Cité Radieuse, pour L'Hebdo participe à un dossier sur la prostitution à Marseille, et continue ses séries comme "Les Résistantes"... 2010 : elle réalise les portraits de femmes sportives de la région PACA , aux palmarès mondiaux, dans un calendrier de 2010 pour l’association « Les Tournesols », projet initié par Myriam Lamarre, sextuple championne du monde de Boxe.
Depuis 2013, photographe au service photo du quotidien La Provence, secteur Marseille, elle arpente par le biais de l'actualité, une ville certes complexe mais surtout fascinante...


Photo : Nicolas Vallauri